Les scientifiques travaillent sur une modification génétique de la plante destinée à augmenter sa teneur en huile. L’huile une fois extraite serait ainsi source d‘énergie pour les voitures, les camions et autres appareils. L’objectif est d’améliorer la production de carburant tout en réduisant le coût. Des expériences ont tout juste commencé.Elles devraient s’achever en 2014.
Dans un laboratoire de l’Université de Berkeley, en Californie, les
chercheurs incorporent dans les feuilles de tabac des gènes issus des
algues qui aident à la synthèse des hydrocarbures. Ils renforcent ainsi
l’utilisation de la lumière et l’absorption du carbone par le tabac. En
découle une amélioration de la photosynthèse et une plus grande
production de tabac. Une version génétiquement modifiée du tabacsera en mesure de produire de l’huile directement à partir des feuilles, de telle sorte que la production de biocarburants deviendra plus facile et moins coûteuse que celle du maïs ou du soja par exemple.
“Le tabac est parfait, pour nous, car il n’est pas comestible. Les infrastructures nécessaires à sa culture, sa récolte et sa production existent déjà. Nous avons donc pensé que c‘était un excellent choix pour produire du carburants”, explique Peggy Lemaux, chercheuse au Département des plantes de l’Université de Californie de Berkeley.
Aujourd’hui, la production mondiale de biocarburant dépasse les 100 milliards de litres. Près de 3% sont consommés dans le transport routier international.
Alors que les opposants toujours plus nombreux aux biocarburants estiment que ces produits sont responsables de l’explosion des prix des céréales, de la déforestation et qu’ils aggravent la faim dans le monde, le tabac pourrait donc être la solution, en tous cas un bon compromis.

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