Hamdi Hached devrait incessamment recevoir
son brevet dexploitation valable dans le monde entier. Aucun
scientifique sur notre planète na encore réussi à obtenir de telles
proportions de méthane pour un biocarburant.
Cest dans le cadre dun projet de fin détudes (PFE)
que Hamdi Hached a présenté son nouveau procédé dextraction, pour
lequel il a déposé il y a de cela un an, un brevet à linstitut
national de la normalisation et de la propriété intellectuelle INORPI.
Le jeune chercheur devrait recevoir incessamment son brevet
dexploitation, et il sera valable dans le monde entier. Car il faut
savoir que pour linstant, aucun scientifique sur notre planète na
encore réussi à obtenir de telles proportions de méthane pour un
biocarburant.
A lheure actuelle, le recours aux biocarburants
comme substitution au pétrole et autres énergies fossiles est devenu un
enjeu de taille pour les superpuissances du 21ème siècle. Entre
lépuisement progressif des gisements dor noir, linflation
exponentielle des marchés mondiaux et les innombrables problèmes liés à
la pollution occasionnée à la terre (réchauffement climatique, couche
dozone
) il fallait trouver une solution durgence.
La démarche scientifique de Hamdi Hached
« Cest à parti de cette réflexion que jai décidé de
mintéresser de près aux biocarburants certifiés E2 (Efficacité
énergétique) dites de nouvelles génération dont les propriétés sont tout
aussi efficaces que les énergies actuelles et beaucoup moins
polluantes. Elles sont généralement obtenues à lissue de longues et
fastidieuses procédures dextractions à partir de plantes. Après avoir
effectué plusieurs recherches, je me suis penché vers létude des Macroalgues,
utilisée à léchelle industrielle, plus précisément dans le domaine de
lindustrie de la chimie pharmaceutique» souligne Hamdi. Il précise que
son choix sest porté sur cette plante marine à cause de ses qualités
organiques assez intéressantes.
« Je suis tombé tout à fait par hasard sur une étude
du centre Asmos du Danemark, spécialisé en biotechnologie marine. Les
chercheurs sont arrivés à obtenir à partir dalgues, un carburant dont
la teneur en méthane est de lordre de 67%» précise-t-il, avant
dajouter «Suite à cette découverte, je me suis mis à me documenter sur
les biocarburants et les biomasses tout en effectuant un stage au Centre
international des technologies de lenvironnement à Tunis (CITET). Cela
ma permis de minitier à la pratique, tout en me perfectionnant par
rapport aux énoncés de base».
Bioréacteur expérimental
Par la suite, notre jeune étudiant à conçu un
bioréacteur expérimental grâce auquel il a pu réaliser plusieurs
expériences tournant autours des processus dextraction. « Jai essayé
plus de 50 échantillons dalgues originaires de notre milieu naturel,
pour finalement en sélectionner 4 uniquement. Les propriétés
biochimiques dun seul spécimen se sont révélées les plus performantes
«Je suis actuellement sur un deuxième projet. Tout
ce que je peux dire, cest quil repose sur un tout nouveau processus de
raffinage du gaz qui seffectue en aquarium». Ce qui ouvre au jeune
Tunisien une belle perspective davenir. Encore faut-il que Hamdi
puisse avoir tout le soutien quil mérite. On regrettera par exemple,
quil ait dû, dans un premier temps, présenter son nouveau procédé comme
étant une invention coréenne, pour commencer à être pris au sérieux. Ce
qui est un comble, quand on est censé encourager les initiatives 100%
tunisiennes.
Enfin, quand on lui demande pourquoi avoir nommé
Kerkenométhanol sa découverte, il rétorque «tout simplement parce que
lon trouve lalgue utilisée surtout dans le Golfe de Gabès et tout
autour de lile de Kerkennah. Et je suis moi-même Kerkennien» !
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