les biocarburants
samedi 26 octobre 2013
SAFEOIL : un biocarburant à partir de micro-algues marines cultivées dans d'anciennes carrières de kaolin
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Cultiver,
dans des bassins à l’air libre aménagés dans d’anciennes carrières de
kaolin, des micro-algues sélectionnées pour leur forte teneur en huile,
afin de produire du biocarburant : le projet des partenaires de SAFEOIL
est de créer à Ploemeur, non loin de Lorient, le démonstrateur
industriel français de production de biodiesel à partir de micro-algues
marines produites en bassins extérieurs.
Les
recherches pour la mise au point de ce biocarburant dit de 3ième
génération – qui ne mobilisera ni matières premières, ni surfaces
agricoles – porteront sur toute la chaîne de production et de
valorisation : sélection de micro-algues intéressantes pour la quantité
et la qualité d’huile qu’elles produisent, adaptation des carrières de
kaolin, définition des méthodes de cultures, des procédés d’extraction
et de prétraitement des huiles pour l’obtention d’un biodiesel conforme à
la norme européenne.
Le
projet qui intègre un bilan économique et environnemental prévoit aussi
l’étude de valorisations parallèles de ces micro-algues, notamment pour
la santé et l’environnement. Douze bassins d’expérimentation alimentés
en eau de mer seront aménagés sur les sites des Kaolins de Ploemeur qui
couvrent 50 hectares susceptibles d’accueillir la production au stade
industriel. A terme, dans des conditions optimisées, une production de
14200 L/ha/an pourrait être atteinte en Bretagne.
LES PARTENAIRES DE SAFEOIL
Les entreprises :
-
Véolia Environnement, Limay, porteur du projet, filiale de Veolia Propreté spécialisée dans le traitement et la valorisation de déchets industriels spéciaux, accréditée pour la production de biocarburant, dispose déjà d’une unité de valorisation en biodiesel des huiles alimentaires usagées,
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Imerys Ceramics France exploite des gisements de kaolin sur 2 sites en Bretagne, notamment à Ploemeur,
-
Sodaf Géo Etanchéité, Belleville-sur-Vie, spécialiste de l’étanchéité des bassins,
Le centre de recherche :
-
Ifremer, Nantes, laboratoire PBA, physiologie et biotechnologie des algues,
Autre partenaire :
-
,AUDELOR, l’agence d’urbanisme et de développement économique de Lorient a réalisé, dans le cadre du SCOT, Schéma de Cohérence Territoriale, des études sur la réhabilitation du littoral Ploemeur-Guidel et des Kaolins de Ploemeur.Ifremer, Nantes, laboratoire PBA, physiologie et biotechnologie des algues,
Contacts :
Ecologie : Alternative au pétrole en Tunisie
Hamdi Hached devrait incessamment recevoir
son brevet dexploitation valable dans le monde entier. Aucun
scientifique sur notre planète na encore réussi à obtenir de telles
proportions de méthane pour un biocarburant.
Cest dans le cadre dun projet de fin détudes (PFE)
que Hamdi Hached a présenté son nouveau procédé dextraction, pour
lequel il a déposé il y a de cela un an, un brevet à linstitut
national de la normalisation et de la propriété intellectuelle INORPI.
Le jeune chercheur devrait recevoir incessamment son brevet
dexploitation, et il sera valable dans le monde entier. Car il faut
savoir que pour linstant, aucun scientifique sur notre planète na
encore réussi à obtenir de telles proportions de méthane pour un
biocarburant.
A lheure actuelle, le recours aux biocarburants
comme substitution au pétrole et autres énergies fossiles est devenu un
enjeu de taille pour les superpuissances du 21ème siècle. Entre
lépuisement progressif des gisements dor noir, linflation
exponentielle des marchés mondiaux et les innombrables problèmes liés à
la pollution occasionnée à la terre (réchauffement climatique, couche
dozone
) il fallait trouver une solution durgence.
La démarche scientifique de Hamdi Hached
« Cest à parti de cette réflexion que jai décidé de
mintéresser de près aux biocarburants certifiés E2 (Efficacité
énergétique) dites de nouvelles génération dont les propriétés sont tout
aussi efficaces que les énergies actuelles et beaucoup moins
polluantes. Elles sont généralement obtenues à lissue de longues et
fastidieuses procédures dextractions à partir de plantes. Après avoir
effectué plusieurs recherches, je me suis penché vers létude des Macroalgues,
utilisée à léchelle industrielle, plus précisément dans le domaine de
lindustrie de la chimie pharmaceutique» souligne Hamdi. Il précise que
son choix sest porté sur cette plante marine à cause de ses qualités
organiques assez intéressantes.
« Je suis tombé tout à fait par hasard sur une étude
du centre Asmos du Danemark, spécialisé en biotechnologie marine. Les
chercheurs sont arrivés à obtenir à partir dalgues, un carburant dont
la teneur en méthane est de lordre de 67%» précise-t-il, avant
dajouter «Suite à cette découverte, je me suis mis à me documenter sur
les biocarburants et les biomasses tout en effectuant un stage au Centre
international des technologies de lenvironnement à Tunis (CITET). Cela
ma permis de minitier à la pratique, tout en me perfectionnant par
rapport aux énoncés de base».
Bioréacteur expérimental
Par la suite, notre jeune étudiant à conçu un
bioréacteur expérimental grâce auquel il a pu réaliser plusieurs
expériences tournant autours des processus dextraction. « Jai essayé
plus de 50 échantillons dalgues originaires de notre milieu naturel,
pour finalement en sélectionner 4 uniquement. Les propriétés
biochimiques dun seul spécimen se sont révélées les plus performantes
«Je suis actuellement sur un deuxième projet. Tout
ce que je peux dire, cest quil repose sur un tout nouveau processus de
raffinage du gaz qui seffectue en aquarium». Ce qui ouvre au jeune
Tunisien une belle perspective davenir. Encore faut-il que Hamdi
puisse avoir tout le soutien quil mérite. On regrettera par exemple,
quil ait dû, dans un premier temps, présenter son nouveau procédé comme
étant une invention coréenne, pour commencer à être pris au sérieux. Ce
qui est un comble, quand on est censé encourager les initiatives 100%
tunisiennes.
Enfin, quand on lui demande pourquoi avoir nommé
Kerkenométhanol sa découverte, il rétorque «tout simplement parce que
lon trouve lalgue utilisée surtout dans le Golfe de Gabès et tout
autour de lile de Kerkennah. Et je suis moi-même Kerkennien» !
Le tabac pourrait devenir le biocarburant du futur
Les scientifiques travaillent sur une modification génétique de la plante destinée à augmenter sa teneur en huile. L’huile une fois extraite serait ainsi source d‘énergie pour les voitures, les camions et autres appareils. L’objectif est d’améliorer la production de carburant tout en réduisant le coût. Des expériences ont tout juste commencé.Elles devraient s’achever en 2014.
Dans un laboratoire de l’Université de Berkeley, en Californie, les
chercheurs incorporent dans les feuilles de tabac des gènes issus des
algues qui aident à la synthèse des hydrocarbures. Ils renforcent ainsi
l’utilisation de la lumière et l’absorption du carbone par le tabac. En
découle une amélioration de la photosynthèse et une plus grande
production de tabac. Une version génétiquement modifiée du tabacsera en mesure de produire de l’huile directement à partir des feuilles, de telle sorte que la production de biocarburants deviendra plus facile et moins coûteuse que celle du maïs ou du soja par exemple.
“Le tabac est parfait, pour nous, car il n’est pas comestible. Les infrastructures nécessaires à sa culture, sa récolte et sa production existent déjà. Nous avons donc pensé que c‘était un excellent choix pour produire du carburants”, explique Peggy Lemaux, chercheuse au Département des plantes de l’Université de Californie de Berkeley.
Aujourd’hui, la production mondiale de biocarburant dépasse les 100 milliards de litres. Près de 3% sont consommés dans le transport routier international.
Alors que les opposants toujours plus nombreux aux biocarburants estiment que ces produits sont responsables de l’explosion des prix des céréales, de la déforestation et qu’ils aggravent la faim dans le monde, le tabac pourrait donc être la solution, en tous cas un bon compromis.
mardi 22 octobre 2013
Définition des biocarburants
Un biocarburant est un carburant issu de la biomasse, c'est-à-dire obtenu à partir d'une matière première végétale, animale ou de déchets). Les biocarburants sont en général mélangés à des carburants d’origine fossile.
Atouts environnementaux & sociétaux
Le développement des biocarburants vise à la fois à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à apporter une réponse à l’épuisement des réserves mondiales d'éneries fossiles. Il permet également de réduire la dépendance énergétique et offre de nouveaux débouchés aux filières agricoles.
Les deux grandes filières de production des biocarburants sont la filière essence et la filière diesel.
La filière biocarburant essence
La filière biocarburant essence comprend l’éthanol et l’ETBE (éthyl tertio butyl éther)
La filière biocarburant gazole
La filière biocarburant gazole correspond aux EMAG (esters méthyliques d’acides gras), qui sont fabriqués à partir d’huiles végétales, de graisses animales ou d’huiles usagées recyclées.
source : IFP Energies Nouvelles
Les biocarburants de deuxième et de troisième génération
D'autres filières de production de biocarburants se
développent à partir de matières premières non alimentaires, comme la
paille, le bois ou les algues. Présentant des bilans énergétiques plus
favorables, elles permettent également de limiter les problèmes d'usage
extensif des sols agricoles et de concurrence avec les débouchés
alimentaires.
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